Alors que le fest-noz vient d'être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO, il est sans doute intéressant de savoir d'où vient cette "fête de nuit".

Le fest-noz que l'on connait aujourd'hui est finalement un phénomène assez récent du moins dans sa forme. Jusqu'aux années 50, le fest-noz (pas forcément sous ce vocable d'ailleurs) est avant tout un évènement local qui se déroule après une journée de travaux agricoles (moisson, arrachage des pommes de terre ...). On y chante, on y sonne, on y danse, on y conte, on y joute, tout cela dans une proximité naturelle, les animateurs chanteurs et sonneurs sont dans la ronde. Le répertoire des danses, sonioù ou gwerzioù est celui du pays, on connait éventuellement la danse du pays voisin si l'on est en zone limitrophe, les musiciens ou chanteurs sont également du coin, pas des centaines de danses différentes au répertoire de la soirée, pas non plus de groupes de musiciens, les sonneurs vont par deux ou seul suivant les instruments. En 1954, Loeiz Roparz propose une fest-noz à la salle municipale de Poullaouen avec chanteurs locaux sur scène et micros, évènement public où tout à chacun peut entrer, dans la salle et dans la ronde. Cette nouvelle forme connaitra le succès que l'on sait et désormais tous les samedis soirs des centaines de personnes se retrouvent pour danser, discuter, partager un bon moment.

A écouter le témoignage de Loeiz Roparz recueilli en 2004 par Christophe Le Menn, Erwan Sparfel et Awen Plougoulm

 

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